Le 27 janvier 2010 en Corée du Sud, s’est déroulé le championnat de patinage artistique des quatre continents. Mao Asada y a remporté la première place du programme libre. En grande forme, la patineuse a démontré sa dextérité en plaçant deux magnifiques « triple axel ». Sa compatriote, Akiko Suzuki, décroche la deuxième place de ce même programme. Deux jours auparavant, la jeune Mao Asada n’était arrivée que 3ème au terme du programme court.
Monthly Archive for janvier, 2010
Le 25 janvier, Mina Hayashi a été élue Miss Japan 2010 au terme d’une compétition qui s’est déroulée à Tokyo, au sein de l’hôtel Keio Plaza. Cette jeune étudiante de l’Université de Jouchi à Tokyo est âgée de 23 ans, mesure 1 m 68 et pèse 48 kg. Chaque année, le jury de l’élection de « Miss Nihon » récompense une jeune femme typiquement japonaise au regard de critères particuliers. Cette année, le thème était intitulé « Maémuki ni doryokusuru Kokoro bijin » (la femme au joli cœur, laborieuse et optimiste). Au cours de l’année 2010, la jeune Mina Hayashi portera et diffusera ces valeurs à travers le Japon.
Le soir du 23 janvier à Nara, environ 180 000 personnes se sont rassemblées dans les temples Todai-ji et Koufuku-ji ainsi que dans le parc Nara Kouen, au pied de la montagne Wakakusa. Comme chaque hiver, ils ont pu admirer un gigantesque spectacle pyrotechnique mêlant feu d’artifice et écobuage : la terre est brûlée sur de vastes espaces pour créer de l’engrais et, simultanément, un grand feu d’artifice est lancée. Cette année, le hasard voulait que l’on fêtât aussi le 1300 ème anniversaire de Heijô-kyô, du nom de l’ancienne ville de Nara qui fut l’ancienne capitale impériale au 8 ème siècle. Après le départ de l’empereur pour Nagaoka-kyō, elle perdit le nom de Heijō-kyō.

Le 22 Janvier, le bar Luida’s Bar a été présenté à la presse dans le quartier de Roppongi à Tokyo. Il s’inspire de la célèbre série de jeux de rôle Dragon Quest et notamment de son bar virtuel qui sert de lieu de rencontre aux personnages. L’éditeur a eu l’idée de le recréer à l’identique dans la vie réelle. Le menu du bar reprend de nombreux éléments du jeu (monstres, emblèmes etc.), tout comme le costume des serveuses. Son ouverture est prévu le 28 janvier.
La série Dragon Quest est incontestablement la série de jeux vidéo la plus populaire au Japon. Chaque épisode se vend généralement à plus de 5 millions d’exemplaires.
Le 19 janvier au soir, 500 personnes se sont réunies au Parc National de l’Agriculture (Toshi Nougyou Kouen) à Tokyo pour admirer le Diamond Fuji. Il s’agit d’un phénomène assez rare au cours duquel le soleil se couche exactement à la verticale du sommet du Mont Fuji, vu de Tokyo. Lorsque le soleil atteint sa cime, la montagne semble alors être sertie d’un diamant très brillant. C’est un événement qui se produit seulement deux fois par an en moyenne car de nombreuses conditions météorologiques doivent être favorablement réunies.
Le 13 janvier, la société L’Oréal Paris a signé un contrat avec l’actrice Meisa Kuroki. Cette dernière va devenir l’égérie de la marque dans le monde entier. Le directeur général de la société, Derville Vianey, a expliqué les raisons de ce choix : la japonaise a un talent naturel associé à beaucoup de charme, de beauté et d’élégance. L’Oréal Paris fait régulièrement appel aux plus grandes actrices dans ses publicités, comme récemment Pénélope Cruz et Gong Li. A travers cette vitrine, Meisa Kuroki désire représenter la beauté des japonaises partout dans le monde.
Depuis le 18 janvier 2010, plusieurs centaines de grues du Japon sont visibles près du village Tsurui à Hokkaido. Cet oiseau est souvent utilisé comme emblème au Japon. Il symbolise la longévité, la fidélité et la paix. On le retrouve par exemple sur le dos des billets de 1000 yens et il est souvent représenté sous forme d’origami.
Par ailleurs, une ancienne légende japonaise raconte que quiconque plie mille grues de papier voit son vœu exaucer. Entendant la légende, une jeune fille japonaise appelée Sadako Sasaki, exposée, enfant, au rayonnement du bombardement atomique d’Hiroshima, décida de plier 1000 grues pour guérir. Après en avoir plié 644, elle mourut de leucémie en 1955 à l’âge de 12 ans. Ses compagnons de classe plièrent le nombre restant et elle fut enterrée avec une guirlande composée de 1000 grues. C’est en raison de cette histoire que cet oiseau est devenu un symbole de paix au Japon.
Le 9 janvier 2010, au temple Kanda Myojin à Tokyo, avait lieu une cérémonie de purification au cours de laquelle près d’une cinquantaine de participants, dont quelques femmes, ont plongé dans un bain d’eau glacial, appelé misogiba puis se sont aspergés de l’eau sur le corps afin de purifier leur âme. Selon la tradition shinto, ce rite hivernal permet de s’immuniser contre les mauvais esprits et indirectement de s’assurer une bonne fortune pour la nouvelle année.
Le 11 janvier s’est déroulée une cérémonie festive dans le parc d’attraction de Toshimaen à Tokyo, à l’occasion de la fête de l’accession à la majorité, appelée Seijin no Hi. Cette année, ce sont plus de 1,2 millions de jeunes, âgés de 20 ans, qui sont devenus légalement majeurs : outre le droit de vote, ils obtiennent le droit de boire de l’alcool et de fumer ! Les jeunes majeurs reviennent généralement dans leur lieu de naissance afin d’assister à des cérémonies officielles.
Établie au Japon en 1948, la fête du jour de la majorité se déroule le deuxième lundi du mois de janvier. Il a pour origine un ancien rite shinto, le gempuku, au cours duquel de jeunes garçons de 10 à 16 ans, issus de familles de samouraïs, recevaient un chapeau en témoignage de leur entrée dans le monde des adultes. Aux jeunes filles de 12 à 16 ans, on offrait un kimono, on leur noircissait les dents et on rasait leurs sourcils.
Le sanctuaire Shinto Fushimi Inari Taisha à Kyoto, dont on célèbrera le 1300ème anniversaire de sa création l’année prochaine, est depuis quelques jours le lieu de pèlerinage privilégié de beaucoup de japonais, à l’occasion de la nouvelle année.
Ce sanctuaire, construit sur une colline, est surtout connu pour ses milliers de portes, appelées « torii », de couleur vermillon, qui juxtaposées les unes aux autres forment un véritable tunnel. Ces portes sont, pour la plupart, des dons fait par des particuliers ou des sociétés à la déesse Inari, la protectrice des céréales et du riz, culturellement associé à la richesse. Cette croyance a perduré au fil des années, ce qui explique le nombre important de patrons ou de travailleurs se rendant à ce sanctuaire à l’occasion du nouvel an.


